Quentin Dujardin ft. Sweet & Lowdown – Woody Allen (1999)

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« Combien de sanglots pour un air de guitare ? Et si les musiciens expriment leurs sentiments dans la vie, leur musique devient-elle meilleure ? Que dit-on de cela dans les académies ? Qu’en dit-on à l’école de la rue ? Accords et désaccords est le film soumis à l’appréciation d’un guitariste virtuose. C’est le modus operandi de Play Misty for Me. Une heure avec les deux meilleurs guitaristes au monde … après Django Reinhardt. Quentin Dujardin avait tout appris du jazz mais il a préféré déchoir, mourir, renaître au contact des manouches, au son des Gypsys. Il voulait tout savoir de la musique qui sauve le monde et qui donne envie d’être fou ».

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/ Au cours de l’émission vous pouvez entendre:

• St Erroll Garner – The Original Misty (Mercury, 1955)
« Misty » – 2’46
• Dick Hyman Group featuring Howard Alden – Sweet and Lowdown
(Sony Pictures Classics, 1999)
•  It Don’t Mean a Thing (If It Ain’t Got that Swing) – 7’21
•  Vidéo : Sweet and Lowdown (TF1 VIDEO, 1999)
Bande-Annonce – Bonus DVD
•  Gustavo Santaolalla – Babel (Universal, 2006)
« Tazarine » – 2’36
• Quentin Dujardin – Le Silence des Saisons (Agua Music, 2014)
« Baritone » – 3’41
• Dick Hyman Group featuring Howard Alden – Sweet and Lowdown
(Sony Pictures Classics, 1999)
« Wrap Your Troubles in Dreams (and Dream Your Troubles Away) » –
2’50
• Dick Hyman Group featuring Howard Alden – Sweet and Lowdown
(Sony Pictures Classics, 1999)
« Limehouse Blues/Mystery Pacific » – 1’51
• Vidéo : Sweet and Lowdown (TF1 VIDEO, 1999)
Interview Woody Allen – Bonus DVD
• Quentin Dujardin – Veloma (Agua Music, 2007)
« El Gitano » – 6’36

/ Séquence « Time Machine »

Sweet and Lowdown Bonus DVD

/ Play Misty For … You

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PutWY_QuentinDujardin-c-JeanMahaux/ L’invité

Né à Dinant (Belgique) en 1977, Quentin entre dans le monde de la musique classique à l’âge de 6 ans avec son père, fan inconditionnel de musique pour orgue (Bach, Franck, Messiaen, Duruflé, …). Il fréquente durant dix ans le Conservatoire de musique de Ciney pour y suivre les cours de guitare classique auprès de Geneviève & Bernard Franco mais aussi des cours d’harmonie, de solfège, d’orgue, d’histoire de la musique et de musique de chambre. Il découvre à l’âge de 14 ans dans la discothèque essentiellement classique de son père l’album Transparence du guitariste de jazz belge, Philip Catherine. Ce disque éveille en lui sa curiosité et le pousse à ouvrir la porte du jazz. Il entame ainsi la question de l’improvisation avec Pierre van Dormael qui reste l’une de ses références importantes dans le domaine. Il poursuit sa formation musicale au Vlaamse Koninklijke Conservatorium van Brussels. Agé alors de 17 ans, ses nouvelles rencontres musicales s’appelleront Kris Defoort ou encore Diederik Wissels avec qui il enregistrera cinq ans plus tard son premier album intitulé La Fontaine de Gore.

C‘est à l’âge de 23 ans que se pose en lui la question de comment vivre autrement l’apprentissage de la musique? Ainsi, le voyage lui inspire cette nouvelle route à prendre. Quentin Dujardin a cotoyé quelques-unes des communautés les plus intenses: les Gitans d’Andalousie ou du Rajasthan, les Gnawas du Maroc, les indiens Guaranis du Paraguay ou encore les Vezos malgaches. Sans cesse en recherche, son univers guitaristique puise sa force dans ses expériences vécues aux quatre coins du monde. En 2008, le réalisateur français, Freddy Mouchard tournera le film documentaire Sur le chemin autour de cette démarche artistique toute particulière.

Guitarist magazine titrera également:« Cet artiste est une somptueuse invitation au voyage »

D‘une part, il y a le public world qui entendait son album Khamis produit par la RTBF & Didier Mélon introduisant sa rencontre avec le violoniste & chanteur marocain, Jalal El Allouli. La diffusion télé (La Deux/RTBF 2003) d’un concert Live au Théâtre 140 de Bruxelles lui ouvre les portes vers un public bien plus large et provoque un enthousiasme certain autour de cet album. Plusieurs tournées se succèderont dans des lieux comme le Théâtre Royal de Marrakech, le Festival Esperanzah, le Théâtre Capitole de Québec, Jazz en Nord, Flagey, Nanduti de Paraguay, Gaume Jazz Festival…

D‘autre part, il y a le public jazz qui découvrait sa guitare aux travers de ses deux albums La Fontaine de Gore & Vivre aux côtés des pianistes de jazz, Diederik Wissels et Ivan Paduart.

 La générosité artistique nourrit également l’autre face cachée du guitariste que ce soit dans le cadre de son travail en tant que producteur du projet de l’argentin, Nicolas Pirillo (hang music) intitulé Brunoise ou encore pour la musique du film publicitaire Answer the call (Brouillard-US) dédié aux pompiers et policiers de la ville de New-York, pour le quatuor à cordes Kaos à l’occasion de la Présidence européenne espagnole ou encore pour divers génériques de la RTBF comme Mais où est la Caméra ?. Il travaillera également en tant que remixeur pour les compilations lounge Salon Oriental Vol.3 & 4 parues chez EMI France.

Quentin Dujardin a partagé sa musique sur scène ou en studio avec quelques personnalités du monde musical : de Bai Kamara Jr. à Lee Townsend en passant par Diederik Wissels, Marc Vella, Jacques Stotzem, Njava, Toots Thielemans, Nicolas Fiszman, Proshely, Jalal El Allouli, Iva Bittova, Ivan Paduart, Prakash Kandasamy, Mahsa Vahdat, Afel Bocoum, Remanindry, Hamza M’raihi, Tuur Florizoone, Goran Milosevic, Matthieu Saglio, Abdelah Gynea, Jef Neve, Thierry Van Roy, Philippe Aerts, Volker Biesenbender, Marlène Dorcena ou encore Abaji …

> en savoir plus (site officiel)

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/ Le film : « Sweet and Lowdown »  – Woody Allen (1999)

Fiche technique

Titre : Sweet and Lowdown
Réalisateur : Woody Allen
Année : 1999
Acteurs principaux : Sean Penn, Samantha Morton, Anthony LaPaglia, Uma Thurman, James Urbaniak
Musique : Dick Hyman featuring Howard Alden
Durée : 1 heure 32 min
Genre : Comédie
Nationalité : Etats-Unis

Contexte

Woody Allen est un grand amateur de jazz. Lui-même clarinettiste, on n’a qu’à écouter les bandes originales de ses films pour réaliser tout l’attachement qu’il porte au jazz d’avant guerre.  Avec Accords et désaccords, film en forme de vrai faux reportage, c’est à la musique de Django Reinhardt qu’il rend hommage (et aussi un peu à Fellini…). Sean Penn incarne avec beaucoup d’humour ce personnage à la fois attachant et odieux de guitariste à l’égo surdimensionné qui n’aime rien tant que de jouer de la guitare, regarder passer les trains et tirer au pistolet sur des rats… Certaines séquences sont inoubliables : Emmett Ray largement aviné se hissant péniblement sur une lune de carton-pate ; la rencontre improbable et pour le moins « accidentelle » du guitariste américain et de son idole, l’autre « french gipsy… » qui joue, à son grand désespoir mieux que lui ; ou encore, Emmett Ray allongé sur un divan et pleurant d’émotion en écoutant Liberstraum n°2 de Django… Ah, et puis cette adorable moue de Samantha Morton !
Certains ont par ailleurs jugé inaproprié d’avoir confié le doublage de guitare au guitariste étasunien largement inconnu par chez nous Howard Alden (pourtant loin d’être un débutant…). Qu’un Tchavolo Schmitt ou autre Biréli Lagrène aurait certainement eu plus de panache. Peut-être… Pourtant, ce choix d’un guitariste américain au style… très américain (malgré une évidente propension au style de Django) reste à mon sens scénaristiquement parfaitement justifié.
A noter que les irrésistibles crises d’angoisse et autres évanouissements d’Emmett Ray à la vue du génial manouche font curieusement penser à l’attitude d’un autre grand émotif de la guitare : un certain Henri Crolla… Woody Allen conaissait-il aussi cette anecdote ?
Un film qui laisse de toute façon sur les lèvres un joli sourire … (Source: Djangostation)

Synopsis

« Emmet Ray est un guitariste de jazz extêmement doué, insouciant, coureur de jupons, doublé d’un flambeur invétéré. Mais la musique ne paie pas et Emmet aime les femmes, les belles voitures et les costumes de luxe… La solution ? Conquerrir Hollywood pour y trouver la gloire et surtout pour sortir de l’ombre de son idole : le grand Django Reinhardt … » (Extrait de Djangostation)

Teaser

 

/ Liens